LSD, la série documentaire de France Culture, s’est intéressée aux félins. Elle explore leur effet thérapeutique dans son podcast “L’Effet Chat”. Dans le podcast, l’équipe montre le pouvoir apaisant de ces animaux de compagnie. Cette médiation animale s’est faite dans un commissariat de police, un lieu assez improbable. Entre science et vie sociale, la zoothérapie suscite de nouvelles questions. Peut-elle devenir une nouvelle forme de traitement dans le secteur médico-social ? Dans cet article, vous allez découvrir ses bienfaits, ses limites et ses applications concrètes.
La série “L’Effet Chat” parle de l’évolution de la relation entre l’homme et le petit félin depuis neuf mille ans. À travers 8 épisodes, spécialistes (archéologues, éthologues, neuroscientifiques…) et propriétaires parlent des multiples visages de l’animal. Ils évoquent aussi la relation d’aide entre l’homme et son compagnon à quatre pattes. Ils soulignent également les bienfaits de la présence du félin sur la santé.
Dans l’épisode “thérapie féline”, nous suivons les aventures de Cheops, un chat particulier. Cet animal domestique a été adopté par les agents du commissariat de police de La Rochelle. La brigade de protection de la famille l’a utilisé pour apaiser les jeunes victimes.
Selon Jean-Michel, officier de police judiciaire, Cheops s’assoit sur les genoux de l’enfant. Cette action, bien anodine, permet d’apaiser le mal-être des petits et de faciliter le travail des policiers.
Myriam Akari, la directrice de la police nationale en Charente-Maritime, affirme que le chat est plus qu’un soutien émotionnel. L’animal, familier avec la situation, rend le policier plus accueillant aux yeux des enfants et adolescents. L’agent devient alors une simple personne avec un chat plutôt qu’un individu qui interroge dans une salle d’isolement.
Vous voulez connaître toutes les facettes du chat ? Suivez une formation de comportementaliste félin pour comprendre les réactions de ces boules de poils.
L’un des effets les plus remarqués par les praticiens de la médiation animale est la diminution du stress et de l’anxiété.
Selon l’éthologue Marine Grandgeorge, les chats sont de vrais réducteurs de stress. Ils agissent sur le cortisol (l’hormone du stress) et stimulent la production de l’ocytocine (l’hormone de l’attachement).
La zoothérapie aide aussi les personnes en situation difficile à mieux communiquer. Le neuroscientifique Sébastien Bohler souligne ce point en montrant que le contact avec le chat stimule la production d’ocytocine. Cette hormone, au cœur des liens sociaux, aide à effacer la méfiance. Cette approche originale des thérapeutes est adaptée aux personnes atteintes d’autisme et à celles souffrant de troubles relationnels. Elle ne nécessite pas une hospitalisation et renforce l’empathie du bénéficiaire de la thérapie.
La présence de l’animal offre également des bienfaits sur la santé mentale. Des études ont démontré que le travail avec le cheval et l’âne permet de réduire les symptômes de la dépression et de l’anxiété.
Vous voulez travailler avec des animaux ? Découvrez notre formation ACACED pour faire de votre rêve une réalité.
De nombreux animaux sont adaptés à la médiation animale selon les psychologues, les éducateurs animaliers et autres spécialistes. Les lapins, les rongeurs comme les cochons d’Inde et les cochons sont parfaits. Toutefois, certaines espèces se démarquent par leurs caractères dociles, compatissants et apaisants.
Le chat est l’un des compagnons à quatre pattes les plus propices à la zoothérapie. Cheops, le petit félin très affectif du commissariat de La Rochelle, est un exemple concret. Sa présence apaise, réconforte et crée un environnement moins stressant pour les victimes. L’animal se laisse caresser et apporte un soutien moral et affectif aux personnes fragilisées.
Dans les établissements de santé, les foyers de vie, les EHPAD et les maisons de retraite, les soignants utilisent les chats. Ces derniers servent à stimuler les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer pour favoriser l’interaction et la mémoire affective.
Les chiens sont, le plus souvent, les plus utilisés dans la médiation animale. Selon un petit groupe de vétérinaires et d’infirmiers, certains chiens d’assistance sont capables de détecter un problème de santé.
La thérapie canine est également utilisée pour aider les personnes ayant des troubles de la motricité. Les chiens-guides, par exemple, procurent une aide sociale en guidant les personnes non voyantes.
Les patients atteints d’autisme ou de déficience intellectuelle, ainsi que les individus en milieu carcéral, peuvent aussi être apaisés par la présence d’un chien.
L’équithérapie fait partie des méthodes de médiation animale. Les chevaux, les poneys et les ânes sont utilisés en rééducation motrice ou pour traiter des troubles mentaux.
Dans certains pays, des établissements de santé proposent un accompagnement des personnes fragiles par un cheval. L’animal, à la fois docile et paisible, assiste les pensionnaires sur leur travail comportemental et émotionnel.
La médiation équine privilégie le travail corporel. Cette forme de réadaptation est parfaite pour les personnes handicapées et celles qui souffrent de stress post-traumatique. Elle améliore également la santé des autistes et des jeunes enfants qui communiquent de manière non verbale.
Vous voulez vous occuper des équidés ? Découvrez notre formation CCCC équin pour devenir un professionnel reconnu.
Quelles sont les limites ?
La médiation animale, comme l’hypnose et les autres formes de psychothérapie, possède des limites.
Lorsqu’on utilise les compagnons à quatre pattes pour la stimulation ou l’amélioration de la santé mentale du patient, ces derniers peuvent souffrir. En effet, selon les vétérinaires, le chat ou le chien éprouve un inconfort dans les environnements bruyants.
Par ailleurs, les personnes en situation de handicap et les seniors dépendants sont susceptibles d’être affectés par certaines maladies. Les animaux peuvent provoquer des réactions comme des allergies et des phobies.
Envie de tout connaître sur la médiation animale ? Lisez notre article sur la zoothérapie pour renforcer vos connaissances.
Pour devenir un intervenant en médiation animal, le futur praticien doit suivre une formation spécialisée. Ces études sont axées sur la pédagogie, l’éthologie et la psychologie du public. À noter que cette reconversion n’est pas soumise à des réglementations. Toutefois, pour assurer le bien-être de l’animal et des personnes souffrantes, il faut avoir une base solide.
Le médiateur devrait justifier d’une certification ACACED. Une connaissance solide dans le domaine sanitaire et médico-social est nécessaire. Une formation suivie d’un stage dans les instituts de formation, les hôpitaux ou les EHPAD est requise.
Un médiateur doit aussi former l’animal qui va l’accompagner dans ses séances de thérapies. Le chien ou le chat doit être calme et supporter les contacts physiques pour procurer un effet de relaxation. Il faut aussi qu’il s’habitue à la présence d’une équipe pluridisciplinaire. Ainsi, chaque séance de médiation s’effectue en toute tranquillité.
Vous travaillez dans le médico-social, vous êtes infirmier orthophoniste ou encore éducateur spécialisé ? La formation médiation animale de Zoopro est parfaitement adaptée à la reconversion professionnelle.
La médiation animale aide les thérapeutes et les spécialistes en soin médico-psychologique. Les résultats sont déjà visibles avec le cas de Cheops et les études réalisées dans les maisons de retraite.
La présence des animaux domestiques transforme les soignants en médiateurs. Si la zoothérapie possède des limites, elle constitue aussi une approche plus douce pour améliorer le potentiel cognitif des malades. Pour se lancer dans ce métier, suivez sans plus tarder la formation de Zoopro.